Comment bien s’informer quand on souhaite un accouchement physiologique (naturel) ?
Mar 18, 2026Avant Propos
Depuis que FAUT PAS POUSSER ! est disponible, je reçois chaque jour des messages merveilleux de personnes qui me remercient pour ce travail et me disent que le film a été la clé de voute de leur information sur l’accouchement. Ces messages font battre mon cœur, et je suis heureuse et fière de savoir que mon travail est utile.
Je ne me suis pas vraiment préparée à mes accouchements. Convaincue qu’enfanter était quelque chose de naturel et simple, comme pour tous les mammifères, je suis partie du principe que je n’avais besoin de rien et que même, remplir mon néo-cortex de connaissances pourrait nuire au voyage. Je sentais que l’important était de “débrancher ma tête“. Je pense maintenant que j’avais tort. Je n’ai aucun regret ; et mes trois accouchements resteront dans mon cœur et dans mon âme les moments les plus intenses et enivrants de ma vie. Il m’ont permis de prendre conscience de ma force et de ma détermination. A chaque fois, attraper mon bébé et plonger mes yeux dans les siens a été source d’un bien-être sans commune mesure. Le kif total.
Je dois tout de même confier que si c’était à refaire (mais cela n’arrivera pas ), je m’offrirais une magnifique et holistique information sur l’accouchement.
NB : JE PRÉCISE À TOUTES FINS UTILES QUE JE N’ABORDE PAS DANS CET ARTICLE TOUT CE QUE J’ABORDE DANS LE FILM JE VOUS INVITE CHALEUREUSEMENT À LE VISIONNER AFIN DE DÉCOUVRIR LES SECRETS DE LA PHYSIOLOGIE DE LA NAISSANCE, À TRAVERS NOTAMMENT L’INTERVIEW DE MICHEL ODENT. UNE FOIS LE FILM VU, VOUS SAUREZ COMMENT VOUS PRÉPARER.
Pourquoi j’ai changé d’avis
et pense aujourd’hui qu’il est important de se préparer, quelle que soit la préparation choisie. NB : Les témoignages lus chaque jour nourrissent ma réflexion.
Mon postulat de départ
Je suis partie du principe que pour enfanter, il fallait laisser l’animal qui sommeille en moi se réveiller, et faire taire mon néo-cortex, le cerveau de la parole, celui qui différencie l’homme de l’animal, celui qui analyse, se projette, se souvient… celui qui met la zone. Et c’est partant de ce postulat que j’ai choisi de ne pas, ou plutôt négligé de… me préparer. Bien sûr, j’avais lu quelques livres, pour confronter mes intuitions aux théories des spécialistes et garder confiance en mes capacités de femelle mammifère et en celles de mon bébé. J’étais consciente que si mon néo-cortex m’avait éloignée de cette femelle, mon bébé lui, était à peu près dans les mêmes dispositions que s’il était né au paléolithique.
NB : Une de mes petites phrases fétiches : le début est le titre d’un livre de Michel Odent qui a été déterminant dans mon parcours, la suite est de moi : Le bébé est un mammifère ; de la naissance à la parole, il traverse les millénaires.
Miser sur la mise au repos de mon néo-cortex était un peu présomptueux, et si certaines y parviennent, cela n’a pas été mon cas. Je ne suis que rarement parvenue à « partir sur une autre planète » comme le dit Michel Odent.
Mon premier enfantement
Pour mon premier, le voyage a été merveilleux, sans heurts, ni peurs, libéré de toutes considérations médicales de mesures de col ou de fréquences de contractions ; on ne peut redouter quelque chose que l’on ne connaît pas. J’ai donc accueilli les contractions sans jamais redouter la suivante, curieuse de vivre le voyage, heureuse de n’être pas dérangée. Happée par la magie de la vie. C’est sûrement durant cet accouchement que mon néo-cortex m’a fichu le plus la paix.
Jusqu’à la phase d’expulsion.
Et c’est bien lui qui m’a fait craindre que mon bébé ne soit en souffrance, coincé dans mon vagin. Et qui m’a fait pousser comme une brute et me déchirer le périnée. (Je n’avais pas de sage-femme).
Pour mon deuxième,
La peur de déchirer à nouveau a posé un voile sur le voyage, qui fut tout de même très beau et sans encombre, accompagnée par Elena. C’est durant cet accouchement que j’ai été le plus connectée à mon bébé. Avant chaque contraction, il me donnait un délicat coup de pied comme pour me dire « Tu es prête maman ? On y va ? » comment savait il ça ? Un dialogue magique. Je n’oublierai jamais ce moment.
Et pour mon troisième,
Le travail m’ayant réveillée à 2h00 du matin, le manque de sommeil a rendu la douleur plus difficile à gérer et je l’ai redoutée. Là encore mon néo-cortex, car la peur, c’est lui, a terni un peu le voyage… Je crois tout de même avoir décollé au moment de l’expulsion, sans peur de déchirer. Et pas une égratignure
J’ai aimé tout. J’ai fait avec ce que je suis. Mon cerveau chauffe souvent trop… C’est mon histoire et je la trouve belle.
Moralité
S’il n’est pas possible pour toutes les femmes de débrancher leur cerveau d’humaine, alors il peut être salutaire de mettre ce ronron au profit du voyage.
La méditation, ça se travaille
Focaliser son attention sur le souffle
Sur la métaphore des vagues
Ne pas avoir peur, car on sait ce qui est en train de se passer et qu’on a pris le temps avant, de visualiser le voyage
Ne pas pousser trop fort, car on sait que non, bébé ne souffre pas, pendant ces minutes entre les deux mondes
Vocaliser selon ce qu’on a travaillé
Occuper son néo-cortex à bon escient
ET utiliser des techniques qui fonctionnent : postures, mouvement, images mentales, visualisation, vocalisation…
Il existe de nombreuses méthodes de information sur l’accouchement, je vous propose de faire un rapide tour d’horizon.
Comment se préparer à un accouchement physiologique (naturel) ?
Accouchement physiologique n’est pas synonyme d’accouchement sans péridurale.
Si le fait de ne pas avoir de péridurale est une condition nécessaire, c’est loin d’être suffisant pour vivre un accouchement physiologique.
Pour qu’une femme puisse accoucher physiologiquement, il faut que ses besoins de base soient respectés.
- intimité (ne pas se sentir observée)
- obscurité (il y a des récepteurs à la mélatonine sur l’utérus !)
- confiance (ne pas avoir peur, pour ne pas sécréter d’adrénaline, mais la précieuse ocytocine)
- mobilité et verticalité (le bassin n’est pas un os fixe, mais plusieurs. Le mouvement permet d’articuler ces os et d’accompagner bébé)
- réduction de l’activité néo-corticale (comme pour atteindre l’orgasme, il faut débrancher son cerveau
C’est seulement dans ces conditions que la femme pourra laisser son corps et ses hormones travailler harmonieusement et ainsi mettre au monde son bébé naturellement et facilement.
NB : je ne suis ni médecin, ni sage-femme mais spécialiste de la physiologie de la naissance ET très bien informée sur les protocoles médicaux qui entourent la grossesse. Il arrive que la médicalisation soit nécessaire et lorsque c’est le cas, on ne peut qu’être emplie de gratitude de pouvoir bénéficier du suivi de grossesse, et des progrès de la médecine. MAIS dans le cas d’une grossesse normale, si l’on respecte la physiologie, la grande majorité des accouchements se passe sans complication. C’est difficile à faire entendre aujourd’hui, car l’immense majorité des accouchements est ultra médicalisée, une naissance sur trois est déclenchée artificiellement, et la péridurale est quasi systématique.
MAIS si tu lis cet article, c’est que tu as envie d’autre chose, alors en route pour ta préparation !
S’informer sur l’accouchement physiologique
Les réseaux sociaux
On trouve de nombreux comptes Instagram consacrés à la naissance physiologique très inspirants. Voici mes trois préférés :
- Nina Narre
- Amandine Naissance
- 2lifedoula
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