FILM FAUT PAS POUSSER ET SON DÉCRYPTAGE

Faut pas pousser ! est un film-manifeste sur la naissance physiologique.
Il questionne la surmédicalisation de l’accouchement et redonne aux femmes la confiance, la conscience et le pouvoir sur leur corps et leurs choix. Découvrez le autrement avec son Décryptage d'un total de 8 heures réparties dans 73 leçons. 

La première partie de FAUT PAS POUSSER ! est une immersion dans le quotidien d’une maternité : le CMCO de Strasbourg.
On y observe les équipes, les parents et les décisions qui s’enchaînent dans un cadre très structuré, régi par des protocoles précis. Chaque séquence est analysée pas à pas afin de remettre du contexte, comprendre les logiques médicales à l’œuvre et distinguer ce qui relève d’une réelle nécessité de ce qui tient davantage de la routine ou de l’automatisme. Ce décryptage ne cherche pas à opposer, mais à éclairer, pour permettre un regard plus lucide et plus nuancé sur la naissance en milieu hospitalier.

La deuxième partie nous emmène à la maternité des Lilas, à Paris. Un lieu souvent présenté comme une référence pour une prise en charge plus personnalisée, plus humaine, et attentive à la physiologie.

Mais ici, il ne s’agit pas de s’arrêter à l’image ou à la réputation.

Cette partie du film ouvre un regard plus nuancé sur ce que signifie réellement accoucher en structure aujourd’hui. On y découvre une maternité portée par des équipes engagées, sensibles à la physiologie, tout en évoluant dans un système dont la formation reste majoritairement orientée vers la pathologie.

On y parle de péridurale, de sans péridurale, d’hôpital, de physiologie, de chiffres, de protocoles, mais surtout de choix. De ce qui est possible. De ce qui est présenté comme possible. Et de ce qui ne l’est pas toujours.

Enfin, la troisième partie marque un basculement. Dans celle-ci, le film s’ancre pleinement dans la physiologie de la naissance.

À travers la parole de Michel Odent, obstétricien pionnier des salles nature,  et celle de sages-femmes accompagnant les naissances à domicile, le film explore ce qui permet au corps de faire son travail. Sans romantiser. Sans simplifier.

On y comprend les besoins de base de la femme en travail : l’intimité, la sécurité, la continuité, le respect du rythme hormonal. On observe aussi ce qui vient perturber ce processus, que ce soit par l’environnement, les interventions ou certaines pratiques devenues standards.

Cette partie aborde de front les questions de risques, de bénéfices, de chiffres, de péridurale, de syntonisons, d’accouchement à domicile et de naissance en structure. Les points de vue se croisent, se répondent, parfois se confrontent, toujours avec le souci de revenir au réel.

Ce film ne cherche pas à dire ce qu’il faut faire.
Il donne des clés pour comprendre ce qui se joue, afin que chaque choix puisse être posé depuis un espace plus conscient, plus informé, plus incarné.